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Dédé Magrite n'était pas musulmane

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Boukman n'était pas musulman

 
 

Rodney Salnave
Dougan (Scribe)
1 mars 2017
(Mise à jour : 10 mars 2017)


Il ne fait plus l'ombre d'un doute que les révisionnistes islamiques ou chrétiens ne reculent devant rien afin de s'accaparer la révolution haïtienne, et d'en faire cadeau à quiconque de non-Haïtien. L'une des héroïnes à subir leur affront sans borne est Dédé Magrite, une Manbo (grande officiante de la Tradition ancestrale haïtienne) légendaire. Le fait que celle-ci fut une Manbo fondatrice d'un sanctuaire de culte traditionnel des plus réputés, n'empêche aux révisionnistes de la déclarer "musulmane" :
"Are they many Islamic influences in Vodou today?" asks Jim.
I am going to advance eight points to show Islamic presence in Vodou and let you judge for yourself.

(...)
Dede Magrit was the name of the founder of the famous hounfo "Nan Kanpech" that dates from the time of Independence. Dede is usually perceived today as a Manbo because of her feminine name but in Arabic, Dede means: "father, ancestor, grandfather". King Henri Christophe, it is said, was very wary of her (or his?) activities and kept a constant watch on the hounfo from the Citadelle. It would be more understandable if, in reality, Dede Magrit was a man since at that time Moslems were reputed to be great warriors and could have been seen as a threat to the Northern Kingdom of Haiti.
(...) 
As time passes, it becomes hard to distinguish the origin of certain rituals probably because it is totally negligible to the practice of Vodoun. However, our religion being basically an ancestral religion doesn't forget those who were the precursors of our Independance." (1)
Traduction :
"Sont-ils beaucoup d'influences islamiques dans Vodou aujourd'hui? " demande Jim.Je vais avancer huit points pour montrer la présence islamique dans le Vodou et vous laisser juger par vous-même
(...)
Dede Magrit était le nom du fondateur du fameux "Nan Kanpech" qui date de l'époque de l'Indépendance. Dede est généralement perçu aujourd'hui comme un Manbo en raison de son nom féminin, mais en arabe, Dede signifie : « père, ancêtre, grand-père ». Le roi Henri Christophe, disait-on, se méfiait beaucoup de ses activités et gardait une surveillance constante sur l'hounfo de la Citadelle. Il serait plus compréhensible si, en réalité, Dede Magrit était un homme puisque, à cette époque, les musulmans étaient réputés être de grands guerriers et auraient pu être considérés comme une menace pour le Royaume du Nord d'Haïti. 
(...)
Avec le temps, il devient difficile de distinguer l'origine de certains rituels probablement parce qu'il est totalement négligeable à la pratique de Vodoun. Cependant, notre religion étant fondamentalement une religion ancestrale n'oublie pas ceux qui ont été les précurseurs de notre Indépendance."
Nous voyons que, sans vergogne, le révisionniste n'hésita pas une seconde de changer le sexe Dédé Magrite, afin de la rendre conforme à son mot arabe "Dédé" qui signifierait « père, ancêtre, grand-père », selon lui.* Et, il dévoila le fond de sa démarche, en insinuant faussement que "les musulmans étaient réputés être de grands guerriers"**, et qu'ils furent "ceux qui ont été les précurseurs de notre Indépendance".

Qui était Dédé Magrite?

Les informations sur Dédé Magrite proviennent, au fil des années, principalement des responsables du sanctuaire historique de Nan Kanpèch (proche du Cap Haïtien, dans le Nord d'Haïti) qu'elle a fondé. Quoique ces informations sont fournies oralement, elles maintiennent une constance qui attestent de leur authenticité. Ces informations nous font savoir, sans l'ombre d'un doute que : 

1) Dédé Magrite était bien une femme, son vrai nom étant, ironiquement, Marguerite Jean Vodou :

"Sangosse, renvoyé à La Coupe-à-David par le roi, devient, peu après, son conseiller. Il devient même un des constructeurs du fameux centre voudoo de Nan Campêche, où il est, sur la demande expresse de Christophe, associé à Marguerite Jean Vodou (Dédé Marguerite)." (2)
Faut comprendre, que Bebe Pierre Louis, l'intellectuel haïtien, s'est penché sur le surnom de madame Vodou qu'il a honteusement tenté d'islamiser, et n'a pas daigné vérifier son nom véritable.

Le surnom "Dédé"

2) D'ailleurs, le surnom Dédé n'est pas signe de liens islamiques voulant dire "père". Loin de là. "Dédé" était fut un surnom utilisé dans la colonie de Saint Domingue (Haïti) pour désigner un vieille femme détentrice de pouvoir religieux/syncrétique :

"Ce serait inutilement que la religion chercherait à détruire toutes ces superstitions. Les Dédés, ou vieilles femmes, les perpétuent et ne souffriraient pas qu'on y touchât. C'est à ces béguines ["Les béguines de Belgique sont des femmes vivant en communautés catholiques très austères, sans toutefois prononcer les voeux comme de religieuses" (note de l'éditeur)] que l'on doit encore le respect pour la sanctification du vendredi. Rien ne commence ce jour-là. Les Dédés sont communément des négresses âgées, qui, devenues vertueuses et très catholiques par impuissance de plaire, passent les derniers jours de leur vie dans le jeûne et la prière. Ces vénérables matrones ont charge d'âmes. Ce sont elles qui préparent les jeunes à la communion, et, ensuite au mariage et au placement. Un curé n'a de force qu'autant qu'il leur convient. Il faut qu'il ait une foi aussi absurde que la leur. Elles ont le peuple pour elles, et on ne peut disconvenir qu'elles sont d'autant plus dignes de la vénération que leur grand âge n'est pas une raison d'être sage dans un pays où il y a beaucoup de vieux libertins.
La puissance des Dédés a pour rivale celle des parrains et surtout des marraines. Un parrain, une marraine, sont plus que père et mère. Qui oserait se marier ou se placer sans leur consentement?" (3)

 

 Le nom propre "Dédé"

3) Autre qu'un surnom ayant un caractère spirituel dans la colonie de Saint Domingue et en Haïti fraîchement l'indépendante, "Dédé", d'après Jeannot Hilaire, servit (ou sert) de nom propre en Haïti moderne. Et comme nom propre, "Dédé" est également attribué au genre féminin :
"Dede, ewelguang = nom propre attribuée à la première fille (D. Westermann 1905/54). - En Haïti, Dede = nom propre également utilisé pour les filles; difficile d'affirmer si c'est rigoureusement à la première fille! " (4)

Conflit entre Dédé Magrite et le Roi Henry?

4) Dédé Magrite n'entretenait pas une relation conflictuelle avec le Roi Henry dit Christophe. Bien au contraire, elle était sa conseillère :
"La célèbre mambo du roi Christophe, Dédé Magrit', fut enterrée dans la cour du temple de « Lan Campêche », à quelques kilomètres du Cap Haïtien. Pendant la campagne anti-superstitieuse, son tombeau fut violé et ses restes dispersés. « Lan Campêche » reste cependant un des hauts lieux du vaudou." (5)
 Et, dit-on, Dédé Magrite accompagnait son Roi aux combats :

 "Marie-Jeanne qui ne quittait jamais sa machette ou Dédé Magrit qui accompagnait Christophe dans les batailles qu'il livrait pour créer une société nouvelle!" (6)
Que Dédé Magrite accompagnait le Roi Henry aux combats relève plutôt des tactiques des premières années de la révolution que du temps où Henry fut Général***. Faute de documents écrits attestant un tel événement, nous gardons la réserve sur ce point maintes fois répété.

Le Roi Henry, se méfiait-il de Dédé Magrite?

5) En ce qui à trait au point comme quoi : "Le roi Henri Christophe, disait-on, se méfiait beaucoup de ses activités et gardait une surveillance constante sur l'hounfo de la Citadelle." Le révisionniste fait ici allusion au positionnement du sanctuaire Nan Kanpèch qui fait face à la citadelle Henry. Un tel positionnement relevait plus d'une alliance mystique que d'une position belliqueuse. La preuve étant que plusieurs chercheurs, dont Milo Rigaud, disent que Nan Kanpèch fut établi par une ordonnance royale :
Il [le Houngan Louis Sangosse] devient même un des constructeurs du fameux centre voudoo de Nan Campêche, où il est, sur la demande expresse de Christophe, associé à Marguerite Jean Vodou (Dédé Marguerite). (7)
Encore une fois, nous optons pour la réserve sur l'ordonnance royale, étant donné que le même auteur nous fait savoir que le terrain servant au temple fut acheté par Dédé Marguerite. Or, la Royauté aurait certainement défrayé les frais de cet achat, si tel était le cas :
"Le maître occulte de Nan Campêche est l'ange Papa Pierre Bangui Bah-sih-cò et le mystère qui commanda à Dédé Marguerite d'acheter la terre est Zaca Ma-sò-cò. Dans les archives secrètes du bagui existent des lettres signées des plus hautes personnalités de l'histoire d'Haïti signalant leur fidélité et leur générosité envers le centre : Dessalines, empereur d'Haiti ; Christophe, roi d'Haïti ; Florvil Hyppolite, président d'Haiti... Le roi Christophe avait même donné au oum'phor de Nan Campêche une autorisation éternelle d'y célébrer les mystères - autorisation malheureusement perdue et qui, d'ailleurs, a été, par la suite, injustement révoquée par les chefs d'Etat qui l'ont suivi au pouvoir." (8)
Ce qui nous paraît plus vraisemblable, est que, guidée par les Jany, Dédé Magrite construisit son temple par ses propres moyens, avec, préalablement, la permission royale. Mais cela n'est pas infaillible comme preuve d'une bonne entente entre Dédé Magrite et le Roi, réputé autoritaire. La preuve la plus tangible de l'affection que portait Dédé Magrite pour son Souverain se situe dans le positionnement, non pas du temple, mais de sa tombe :
"Dans la cour même du bagui de Nan Campêche, existe encore la tombe de Dédé Marguerite, qu'on honore comme un ange, comme un mystère, comme une loa. La tombe est placée de manière que ceux qui la visitent puissent voir, à la fois, la Citadelle Laferrière construite par Christophe sur le sommet du Bonnet-à-I'Evêque, en se tournant vers le Sud-Est. Cette disposition existe de par la volonté même de Christophe." (9)
L'auteur Milo Rigaud se trompe sur 2 points. Le premier étant que Dessalines, assassiné en 1806, aurait pu faire preuve de générosité à ce centre construit du Règne de son successeur Henry (1806-1820). Le second point concerne l'emplacement de la tombe de la Manbo Dédé Magrite que, dit-il, le Roi aurait choisi. Le récit de Madame Durand, responsable du sanctuaire de Nan Kanpèch, atteste qu'au contraire, Dédé Magrite a personnellement - et librement - désigné l'emplacement de sa tombe, que nous pensons, sans preuve à l'appui, fut érigée postérieurement à la mort d'Henry et la chute de son Royaume :

 "À peine arrivé au temple de Nan Campèche, je suis reçu par une Mambo.  « Madame Durand » me raconte l'origine étrange de son sanctuaire, qu'elle a  surnommé : "l'Archange la fleur de rose" :   « C'est D.D. Magritte qui a fondé Nan Campèche. Cette demoiselle avait disparu dans l'eau. (…) Avant de mourir, elle a dit que c'est là qu'on devait l'enterrer. On a fait un caveau et on l'a enterré… »" (10)

Le nom du sanctuaire de Dédé Magrite

6) Le fait que le sanctuaire de Dédé Magrite soit surnommé "l'Archange la fleur de rose"****, témoigne de l'aspect syncrétique (catholique/religion traditionnelle) de son culte. Car, comme nous l'avons vu plus haut, les "Dédés" oeuvraient en collaboration avec les prêtres catholiques qu'elles contrôlaient.
Cet "archange la fleur de rose" en question, réfère à Barachiel, un archange de l'église orthodoxe (non islamique) dont la mission est d'intercepter les prières vers Dieu. Associé à la rose, symbolisant la grâce divine se répandant, Barachiel (dont le nom signifie "bénédictions de Dieu") (11) est souvent représenté sous la forme féminine :

"Archange Baraquiel", par Bartolomé Román. (Museo del Prado). 
Source : https://www.know.cf/enciclopedia/fr/Barachiel

Ainsi, ayant une représentation féminine, cet archange servant d'intermédiaire entre le Créateur et les êtres vivants, se rapproche de la fonction intermédiaire des Jany ou Lwa de la Tradition ancestrale. Cela a dû certes plaire à la sensibilité syncrétique de la Manbo Marguerite Jean Vodou, dite Dédé Magrite, ou du moins, celle de la Manbo Madame Durand.

Le cas du Houngan Louis Sangosse 

7) Finalement, quant à l'assertion du révisionniste Bebe Pierre-Louis qu'un quelconque conflit d'un leader religieux signifierait que ce leader était musulman, nous lui répondons par l'histoire du Houngan Louis Sangosse qui fut convoqué par le Roi Henry, suite à une mésentente. Et durant cet entretien, le Roi l'aurait suggéré de se joindre à Dédé Marguerite :
"LOUIS SANGOSSE et MARGUERITE JEAN VODOU
Louis Sangosse, houn'gan de La coupe-à-David (environ du Cap-Haïtien), fut arrêté par la police du roi Henri Christophe qui lui reprochait de battre le tambour trop souvent. Dès que Sangosse comparait devant Christophe, il est « monté » par le mystère voudoo Papa So-sih, Baderre (Saint Joseph) qui s'adresse ainsi au roi : « Vous avez deux poules-à-Joli, l'une bonne, l'autre mauvaise. Vous allez tomber du trône, car vous vous croyez Dieu. Quand l'orage du ciel gronde. Vous lui répondez en faisant tirer, par vos artilleurs, le canon Manman Pim'bha pointé sur le firmament. Or, comme moi, votre nom caché est Papa So-sih Baderre ! »
Christophe supplie Papa So d'empêcher sa chute, mais Papa So lui répond que l'heure de cette chute a sonné : « L'heu-à-ou sonnin ! » dit l'ange. En effet, l'événement tragique de l'église de Limonade où le roi tombe lorsqu'il essaie de frapper de sa cravache le prêtre qui critiquait son administration, se produit peu après. Et, une fois que le roi est tombé contre la paroi de l'église en se blessant, son premier soin est de réclamer une « poule-à-Joli » pour confectionner le remède qui pourrait le sauver…
Sangosse, renvoyé à La Coupe-à-David par le roi, devient, peu après, son conseiller. Il devient même un des constructeurs du fameux centre voudoo de Nan Campêche, où il est, sur la demande expresse de Christophe, associé à Marguerite Jean Vodou (Dédé Marguerite.)" (12)
Ce récit, à première vue, semblerait cocasse, voir invraisemblable. Mais pourtant, le créole qu'il comporte l'authentifie. Car, ce récit, pourtant rapporté par Milo Rigaud, un auteur de l'Ouest, est grammaticalement conforme au créole parlé dans le Nord d'Haïti. Et contrairement à la falsification dite "Bwa Kay Iman", on y retrouve le marqueur de possession nordique "a" dans les expressions : « Lheu-à-ou sonnin », « poule-à-Joli », «  La Coupe-à-David », « Bonnet-à-I'Evêque »". Pour plus de précision sur cet aspect, lisez l'article sur Kay + Iman dans le créole du Nord.

Bref, les points que nous venons d'élaborer nous permettent d'affirmer que Marguerite Jean Vodou, alias Dédé Magrite (Dede Magrit) n'était pas musulmane. Elle était une Manbo de premier rang, ayant fournie une remarquable contribution à la fondation physique, religieuse et morale d'Haïti.


* Au cours de notre recherche non extensive, nous n'avons pas trouvé de "Dédé" qui signifierait "père ou ancêtre" en arabe. Nous avons plutôt trouvé le mot "alab" (الآب) qui veut dire "père" en arabe. "Ancêtre" se dit "salaf" (سلف).  Et "papa' se dit "walid" (والد) ou "babaan" (بابا).
** Les gens d'aujourd'hui, en regardant les carnages perpétués par des musulmans à travers le monde, s'imaginent que les captifs islamisés à Saint Domingue (Haïti) se comportaient de la sorte. Ils ont tort. Car aucun texte colonial n'a jamais mentionné que les captifs islamisés de Saint Domingue étaient belliqueux. Au contraire, pendant toute la durée de la colonie de Saint Domingue, comme en Afrique, les musulmans noirs étaient pacifiques. En 1804, la révolution haïtienne (1791-1803) était déjà terminée, Haïti était déjà indépendante, et toutes les migrations "africaines" avaient cessé depuis longtemps, lorsque le Cheik Dan Fodio a entrepris le premier djihad (guerre sainte) en "Afrique" de l'Ouest : "L'islam a fait son chemin pacifiquement, sauf quand les chefs traditionnels ont cherché à le bloquer ; alors il est allé à la guerre. Telles étaient les circonstances qui ont conduit le dirigeant musulman peul Shehu Usuman Dan Fodio (du cheikh Dan Fodio) à lancer une guerre jihad ou sainte en 1804 contre le gouvernement hostile du roi Yunfa de Gobir, considéré par les djihadistes comme un musulman rebelle." (trad.) (13)
*** Nous ne voulons pas dire qu'il n'y avait pas de combattantes dans la phase finale de la révolution, parce qu'il existait des escouades féminines dans les camps révolutionnaires. Mais ces femmes étaient des soldats à part entière, tandis que les chefs religieux tels que Dédé Magrite, leur présence a été observée plus au début de la révolution, lorsque des groupes de Mambo chantaient et dansaient en tête des troupes rebelles en marche.
**** À moins que le surnom "l'Archange la fleur rose" provient personnellement de Madame Durand, pour des considérations non liées à Dédé Magrite.


Notes
============
(1) Bebe Pierre Louis. Réponse sur le blog historique de Bob Corbett. 12 mars 2001."Islamic Influences on Haitian Voodoo". Lien Permanent :  http://www2.webster.edu/~corbetre/haiti/voodoo/islam.htm ; Consulté le 28 avril 2015.
(2) Milo Rigaud. La tradition voudoo et le voudoo haïtien. Paris, 1953. p.74.
(3) Gaspard Théodore Mollien. Moeurs d'Haiti. Paris, 2006. p.127.
(4) Jeannot Hilaire. L'édifice créole en Haïti, Fribourg, 2002. p.314. 
(5) Claude Planson. Vaudou, un initié parle. Paris, 1974. p.16.
(6) Claude Planson. Op. Cit. p.72.
(7) Milo Rigaud. Op. Cit. p.75.
(8) Ibid.
(9) Ibid.
(10) Najman. Haïti, Dieu seul me voît. Paris, 1995. p.184.
(11) Whitney Hopler. "Meet Archangel Barachiel, Angel of Blessings". Updated February 06, 2017. [en ligne] Lien permanent : https://www.know.cf/enciclopedia/fr/Barachiel ; Consulté le 3 mars 2017.
(12) Milo Rigaud. Op. Cit. p.74.
(13) João José Reis, Slave Rebellion in Brazil: The Muslim Uprising of 1835 in Bahia. London 1993. p. 94. 




Comment citer cet article:
Rodney Salnave. "Dédé Magrite n'était pas musulmane". 1 mars 201
7 ; Modifié le 10 mars 2017.  [en ligne] URL : http://bwakayiman.blogspot.com/2017/03/dede-magrite-netait-pas-musulmane.html ; Consulté le [entrez la date]


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